Les départs de feu en l'être.

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Les départs de feu en l'être

Le principe martien entre dans l’être comme un feu. Il remue l’intérieur, agite l’émotionnel, bouscule le corps, soulève le corps mental et met en mouvement la réflexion du personnage. Quand il n’y a pas désidentification, ce personnage se met à croire ce qu’il pense, à devenir ce qu’il ressent, à épouser ses mouvements intérieurs jusqu’à devenir une girouette ballottée par ses propres réactions. Alors il court aux portes, cherche des réponses, réclame des prédictions, veut savoir quoi faire et comment se décider. Il connait pourtant les enseignements ; seulement, ce savoir n’a pas été installé. Le savoir existe, mais il n’habite pas encore la conscience.

La loi intérieure est d’une grande finesse, car la Lumière éclaire, mais elle ne parle pas.
Elle n’argumente pas, elle n’affirme pas, elle n’explique pas comme le ferait le mental. Elle dépose un sentiment profond, une orientation morale intérieure, une évidence silencieuse dont l’être sait la présence sans pouvoir dire pourquoi il sait. Dans les temps de tension, cette Lumière demeure, mais la tempête intérieure gagne souvent toute la scène.

L’agitation monte, les pensées se déchaînent, les projections s’assemblent avec les peurs, les insécurités, les scénarios les plus sombres. L’être oublie le Centre et s’identifie à la tempête elle-même. Il devient le mouvement qui l’emporte. Il entre dans la valse, pris dans le spectacle de ses propres projections, comme une personnalité séparée, scellée à son masque et à son costume. C’est précisément dans ces instants qu’il devient vital de se souvenir des principes reçus.

La tension doit prendre un autre visage.

Sous son apparence rude, le Principe supéreur propose une perche tendue ! Dans l’urgence, dans le rush, dans la crise, elle offre à l’être la possibilité de se désidentifier de l’agitation mentale et émotionnelle. Quelque chose peut se retourner en dans l'être, vers un centre plus haut, immuable, conscient. C'est seulement ainsi que le feu peut changer de nature, d’incendie intérieur, il devient flamme de redressement ; d’embrasement douloureux, il devient feu rédempteur, feu salvateur, feu divin. Cette pratique conduit l’être à s’élever dans sa conscience de la Vie. Le personnage, lui, voudrait surtout éviter les mauvais pas, esquiver les scénarios pénibles, contourner ce qui l’inquiète. Le travail proposé ici porte vers un relèvement intérieur où la Vie intelligente est abordée et reconnue depuis un autre plan.

L’initié marche consciemment dans la Loi.

Il la porte en lui et la laisse parler dans le présent. Il ressent dans la psyché profonde, il sait sans savoir, sans argument, sans preuve extérieure, et il avance dans l’inconnu avec la foi qui le relie à l’Esprit. Cette foi possède la densité de celui qui consent à traverser le feu des épreuves en reconnaissant qu’un autre feu habite ce feu-là : la flamme divine elle-même.


#Lulumineuse 

4 avril 2026